VIOLENCES FONDÉES SUR LE GENRE

Mettre fin aux violences et aux pratiques néfastes perpétrées à l'encontre des femmes et des jeunes filles

Les violences fondées sur le genre (VFG) sont l’une des violations des droits fondamentaux les plus fréquentes dans le monde. Elles ne connaissent pas de frontières, qu’elles soient économiques, sociales ou géographiques. À l’échelle mondiale, on estime qu’une femme sur trois sera victime de violences physiques ou sexuelles au cours de son existence.

Mettre fin aux violences et aux pratiques néfastes perpétrées à l'encontre des femmes et des jeunes filles

Les violences fondées sur le genre (VFG) sont l’une des violations des droits fondamentaux les plus fréquentes dans le monde. Elles ne connaissent pas de frontières, qu’elles soient économiques, sociales ou géographiques. À l’échelle mondiale, on estime qu’une femme sur trois sera victime de violences physiques ou sexuelles au cours de son existence.

Bien que la violence sexiste mette en péril la santé, la dignité, la sécurité et l’autonomie de ses victimes, elle reste entourée d’une culture du silence. Elle a parfois des conséquences graves sur la santé sexuelle et reproductive des victimes : grossesses forcées et non désirées, avortements dangereux, fistules traumatiques, infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH, allant même jusqu’à leur décès.

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) est l’un des principaux organismes des Nations Unies qui a toujours lutté contre les VFG, qu’elles soient psychologiques, économiques, physiques ou sexuelles, en tant que priorité de santé publique et frein au développement durable. En ligne avec son engagement à atteindre les objectifs de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD), et divers instruments internationaux des droits humains, l’UNFPA œuvre en faveur de l’égalité de genre et promeut l’autonomisation des femmes comme moyen de faire face aux violences fondées sur le genre.

L’égalité de genre constitue un droit fondamental. Les femmes ont en effet le droit de vivre dans la dignité, à l’abri du besoin et de la peur. C’est également une condition indispensable au développement et à la réduction de la pauvreté, car l’autonomisation des femmes et des filles contribue à la santé et à la productivité des familles et des communautés et améliore les perspectives des générations futures.

L’UNFPA milite en faveur des femmes et des filles, encourage les réformes juridiques et politiques et soutient des initiatives visant à améliorer la santé des femmes et à élargir leurs choix de vie.

En Tunisie depuis 1974, l’UNFPA travaille avec ses partenaires (décideurs nationaux et organisations de la société civile) pour faire progresser les droits reproductifs et promouvoir l’égalité de genre et la lutte contre les violences fondées sur le genre à travers divers axes d’interventions :

  • Plaidoyer pour la mise en œuvre des instruments internationaux et des recommandations en lien avec les droits reproductifs, et l’égalité de genre
    (y compris les VFG)
  • Renforcement des capacités des Organisations Gouvernementales et Non Gouvernementales sur le suivi de la mise en œuvre des recommandations internationales en lien avec les droits reproductifs
  • Mise en place de réseaux regroupant des acteurs de la société civile, des parlementaires, des médias, des leaders religieux et des artistes en vue de promouvoir les droits reproductifs, et l’égalité de genre (y compris la lutte contre les VFG)
  • Amélioration des conditions de prise en charge des femmes et filles victimes de violences à travers le développement et l’application de standards minimums pour prévenir et répondre aux violences faites aux femmes et aux filles et la mise en place d’un circuit de prise en charge intersectorielle.

 LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES EN QUELQUES CHIFFRES

Dans le monde, 35 % des femmes ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles au cours de leur vie.
En Tunisie, près de 48% des femmes déclarent avoir subi au moins l’une des formes de violences durant leur vie.
La violence est prédominante dans la famille avec un indice global de 17,4 %, ensuite en couple avec 15,2% suivi de l’espace public avec 7,3% puis le travail 3% et enfin l’espace scolaire et universitaire avec 1,8%.

AVANCEES ET REALISATIONS

Mai 2016 - Elaboration du Programme Conjoint pour l’amélioration de la prise en charge multisectorielle des femmes victimes de violences, par le gouvernement tunisien et quatre organisations de la société civile engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, en partenariat avec 8 agences des Nations Unies dont l’UNFPA, en tant que chef de file, avec l’appui de la Coopération Espagnole, le Gouvernement Australien, le Gouvernement Autonome de Catalogne et le Pays Basque. 

Juillet 2017 - Adoption de la loi organique n° 2017-58 destinée à l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette loi adopte une définition large de la violence en prenant en compte les violences physiques, morales, sexuelles, économiques et politiques. Son approche est globale et vise à davantage à :

  • Prévenir les violences faites aux femmes,
  • Protéger les victimes sur les plans juridiques, physiques et psychologiques,
  • Poursuivre les auteurs des violences faites aux femmes et leur imposer un suivi,
  • Prendre en charge les victimes à travers un accompagnement spécifique.

L’UNFPA a contribué à travers son partenariat avec l’Union Européenne et le Ministère de la Femme, Famille, Enfance  et Seniors dans le cadre du Programme Moussawat au plaidoyer pour l’adoption de cette loi organique à travers l’élaboration d’un plan de plaidoyer comportant des campagnes de communication et de sensibilisation, des formations et la sensibilisation des intervenants institutionnels et de la société civile, des rencontres avec les décideurs et d’autres avec les journalistes, directeurs et rédacteurs en chef des journaux, ainsi qu’un appui à des organisations de la société civile pour appuyer leurs plans de plaidoyer respectifs pour l’adoption de la loi.

2016-2018 - Appui à la réhabilitation et à la création de 7 centres de prise en charge multisectorielle et intégrée de femmes victimes de violences et/ou en situation de vulnérabilité à travers le pays

2016-2018 - Renforcement des capacités des professionnelles des services de prise en charge en matière : de principes fondamentaux de la prise en charge des FVV, d’écoute et écoute téléphonique, de coordination multisectorielle, de fonctionnement des centres d’hébergement, gestion des conflits, orientation multisectorielle notamment juridique, prise en charge psychologique et la gestion de la sécurité des victimes. 

2017 - Elaboration d’une stratégie nationale pour la production d’indicateurs violences faites aux femmes (VFF) en Tunisie en partenariat avec le CREDIF, avec 24 indicateurs VFF identifiés au niveau des différents secteurs impliqués.

2018 - Publication d’une étude sur les représentations des VFF chez les hommes jeunes et adultes.